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Une des préoccupations constantes de la CSC a toujours été de rendre justice à tous les travailleurs. À cet effet, elle veut accorder une attention identique à tous les groupes de travailleurs, veiller à ce que nos affiliés et militants reflètent l’ensemble des travailleurs, et impliquer le plus grand nombre d’entre eux dans notre modèle participatif.
Or, on ne peut que constater que nous n’y parvenons pas encore suffisamment. Certes, il ne faut pas tomber dans la caricature: la CSC n’est ni un bastion d’hommes, ni un club de personnes d’âge mûr vêtues en vert. Il ressort d’une étude sur nos affiliés que nous réussissons à attirer et fidéliser beaucoup de jeunes, bien que ce soit à un âge plus avancé qu’auparavant. De même, nous parvenons à atteindre, beaucoup mieux que d’autres syndicats, les travailleurs sous contrats précaires. Nous nous sommes aussi toujours efforcés d’impliquer les travailleurs d’origine étrangère dans notre action. Mais nous pouvons et devons mieux faire. Celui qui n’avance pas recule.

Voici une série de défis à relever:

  • continuer à rajeunir, rajeunir, rajeunir
  • continuer à accorder une attention aux travailleurs dans les PME et si possible, à l’intérieur des PME
  • prendre en compte la diversité grandissante du groupe de travailleurs, en particulier en tenant compte de l’origine, au sein de notre action syndicale et de notre modèle participatif.
Mais il y a également des défis qui se posent avec plus d’acuité aujourd’hui qu’autrefois:
  • le nombre de contrats temporaires de tout type augmente. Un terme difficile revient de plus en plus: la précarisation, l’incertitude croissante. Ce terme est toutefois utilisé dans un contexte plus large: non pas seulement en ce qui concerne la précarité croissante de l’emploi, mais aussi pour parler de l’incertitude à tous les niveaux
  • le chômage des jeunes a augmenté considérablement avec, pour conséquence, de plus en plus de chômeurs jeunes de longue durée
  • en même temps que l’élargissement de l’Europe et de la libre circulation des services, le nombre de faux indépendants a également augmenté en flèche. Ce phénomène est le fait, surtout, des travailleurs étrangers qui viennent travailler dans notre pays avec un faux statut d’indépendant, ce qui génère de plus en plus de dumping social
  • autre sujet de discussion en lien avec ce qui précède: la distinction entre indépendants et travailleurs s’estompe. On le constate surtout chez les indépendants qui travaillent sans personnel. Souvent, ils n’ont qu’un seul employeur dont ils sont totalement dépendants. La question se pose donc de savoir si la CSC n’a pas un rôle à jouer à l’égard de ce groupe de travailleurs.
Enfin, nous devons aussi nous demander si nous sommes suffisamment présents dans toutes les branches de la vie professionnelle, y compris celles du secteur public, de l’enseignement et du secteur non marchand. Nous constatons de fortes disparités, aussi bien au niveau de la présence syndicale qu’au niveau de l’affiliation. C’est un problème non seulement pour le mouvement syndical, mais aussi pour le droit à la participation des travailleurs.