Un succès aussi dans les provinces de Liège et de Namur!

Les actions organisées en front commun syndical doivent inciter le gouvernement fédéral à prendre les syndicats au sérieux.  Retrouvez le compte rendu des actions organisées dans  les provinces de Namur et Liège ce lundi 1er décembre.

Province de Liège

Forte mobilisation en province de Liège

Participation massive à l’action de grève, ce lundi, en province de Liège. Depuis tôt le matin, les grands zonings étaient à l’arrêt, des Hauts-Sarts à Grâce-Hollogne, en passant par Villers-le-Bouillet, la zone aéroportuaire et le bassin sidérurgique. La mobilisation dans la plupart des grandes entreprises de transport et de logistique a été très forte. Les centrales à béton n’ont pas tourné et beaucoup de chantiers sont restés silencieux, comme les carrières et les cimenteries. De grandes entreprises de la chimie et des secteurs connexes étaient à l’arrêt.
Trains et bus n’ont pas circulé dans la province. Bpost était aussi à l’arrêt. Beaucoup d’enseignants ont suivi le mot d’ordre. Cette mobilisation, couplée à l’absence de transports en commun, a eu pour effet que nombre d’établissements scolaires étaient en «service minimum garderie».
Dans le commerce, de grandes enseignes comme Delhaize, Carrefour, Aldi, Lidl, Makro, Ikea ou Fnac sont restées portes closes, de même que les grandes galeries Cora, Belle-Ile, Médiacité et Saint-Lambert.
Il n’y a pas eu d’activité au Palais de justice de Liège. Diverses administrations et de nombreux services communaux étaient à l’arrêt. Soupe populaire à l’Université de Liège (place du XX Août). Service du dimanche ou service minimum dans le secteur hospitalier. Service du dimanche aussi sur les sites de l’ISOSL. On a relevé beaucoup d’actions dans diverses maisons de repos privées, avec des arrêts de travail, des piquets d’information…
Les entreprises phares de l’industrie alimentaire, comme Coca-Cola, Chaudfontaine, Ter Beke ou Inbev, n’ont pas fonctionné. Le personnel des sociétés de gardiennage, de nettoyage et de titres-services était également mobilisé, comme celui des entreprises de travail adapté.
Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC, a rejoint la région dans le courant de la matinée. Elle a pris la parole chez Techspace Aero, faisant notamment le point sur la mobilisation dans les autres provinces. Elle s’est ensuite entretenue avec des militants chez Inbev, avant de rejoindre le QG du front commun CSC-FGTB installé à la Fabrik à Herstal (ex-Acec).
«Je suis surpris positivement par la mobilisation transversale. Il n’y a pas de secteur plus timoré que les autres, constate Jean-Marc Namotte, secrétaire fédéral de la CSC de Liège-Huy-Waremme. Et dans la plupart des endroits, il y a un véritable front commun: les militants ne sont pas côte à côte, mais vraiment ensemble. La région de Liège s’est mobilisée au-delà de ce qu’on attendait. Ça circulait mieux qu’un dimanche! Certains veulent travailler le dimanche; nous avons montré qu’il est possible de fermer le lundi…»
Un avant-goût de la grève nationale du 15 décembre? «Aujourd’hui, nous avons ciblé quelques zonings industriels et commerciaux, répond le secrétaire fédéral. Le 15, la paralysie sera encore plus totale. Aujourd’hui, par exemple, certaines écoles étaient ouvertes sans que les professeurs soient tous présents. Le 15, l’accueil sera encore plus symbolique

Province de Namur

Chauds chauds les namurois… malgré la froideur des mesures gouvernementales ! 

Dès 4h du matin, les militants et délégués de la CSC Namur-Dinant ont bravé le froid et l’humidité sur les différents piquets des endroits ciblés de la province de Namur.
De la Basse-Sambre à Gembloux, en passant par Jambes, Namur et Seilles, jusqu’au sud de la province (Ciney, Dinant et Beauraing), les fermetures des grandes enseignes se comptaient par dizaine. Arrêts de travail et/ou assemblées d’information pour le secteur non-marchand (hôpitaux, maisons de repos, crèches, etc.) se sont multipliés sur le territoire. Certaines structures connaissaient leur tout premier piquet de grève. À titre d’exemple, la maison de repos Béthanie à Saint-Servais où des délégués verts et rouges se sont organisés, de manière déterminée avec la direction, pour fermer la maison tout en assurant un service minimum. Au piquet, musiques, saucisses et feu.
Nous comptions aussi de nombreux piquets dans les zonings commerciaux et industriels comme Seilles, Rhisnes, Office park (Loyers), Ciney, Tienne de l’Europe à Dinant. Plusieurs piquets étaient aussi installés devant les institutions sociales (IMP Ciney, Bonneville, Malonne, Suarlée et Bouge). 
D’autres entreprises ont vu leur devanture chauffée par l’ambiance solidaire des barrières vertes (de colère) comme chez Mazuin à Fosses, Stuv à Bois-de-Villers, Ariston à Malonnes et Ronveau à Ciney. Du côté scolaire, plus d’une centaine d’enseignants étaient mobilisés pour filtrer les entrées des différentes écoles du centre de Namur (Saint-Louis, Henri Maus, Lazaron, Sainte-Marie, etc.).
Ce marathon rythmé fut ponctué par un point presse animé par des délégués en front commun soutenus par les dirigeants nationaux, Marie-Hélène SKA et Marc BECKER pour la CSC, Marc GOBLET pour la FGTB et les dirigeants régionaux, Thierry JACQUES (CSC Namur-Dinant) et Guy FAYS (FGTB Namur). Le grand saint s’était invité au rendez-vous pour rappeler qu’avec ce gouvernement; pour les patrons c’est Saint-Nicolas tous les jours, pour les travailleurs c’est père fouettard et du charbon !
Délégué CSC de l’usine de verre AGC Moustier, notre Saint Nicolas a rappelé que l’austérité ne fonctionne nulle part. Les autres délégués CSC de l’usine avaient revêtus les costumes de pères fouettards. Aux masques blancs des anonymous en signe de rébellion et pour éviter toute polémique raciste - ils étaient au nombre de huit: huit pour huit mesures épinglées. Ils seront également présents  à 13h place Bosch à Wavre lundi 8 décembre lors de la journée de grève dans le Brabant wallon. Là, ils recevront des noms en rapport avec les mesures de gouvernement dénoncées: austérité, pensions, indexation, immigration, fiscalité, précarité, emploi, exclusion.
Cette matinée musclée et déterminée s’est continuée sur la Place Saint-Aubain par un rassemblement de 200 militants du secteur public (administration et enseignants), ainsi que par des associations namuroises (Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, Vie féminine, etc.).  Une délégation syndicale, verte et rouge, a rencontré le gouverneur de la province de Namur, Denis Mathen. Celui-ci leur a promis de relayer auprès du gouvernement fédéral les revendications et la demande syndicale d’ouvrir la concertation sociale.
Pendant ce temps-là, les jeunes n’étaient pas en reste! Une belle poignée de responsables jeunes (CSC et FGTB), accompagnée de l’AGE (Assemblée générale des étudiants) martelaient le pavé de l’Université de Namur avec des tracts d’information. Plus de 100 jeunes ont répondu à leur action de sensibilisation participant à une assemblée expliquant davantage les mesures injustes directement axées sur les jeunes et les travailleurs de l’université!
 «Aux 4 coins de la province, un très grand nombre de travailleuses et de travailleurs ont décidé de ne pas travailler pour exprimer leur opposition à ce Gouvernement antisocial et antiéconomique, et pour réclamer des fédérations patronales qu'elles se ressaisissent, qu'elles abandonnent leur arrogance, et qu'elles s'engagent avec nous dans la concertation sociale que nous refuse le Gouvernement. Je tiens à saluer et à féliciter publiquement toutes ces travailleuses et tous ces travailleurs pour leur détermination», a conclu Thierry JACQUES, secrétaire fédéral de la CSC Namur-Dinant.
Ce fut donc une journée syndicale sous le signe d’une grande mobilisation, saluée par bon nombre de citoyens. Nul doute que le mouvement ne pourra que s’accentuer pour la suite, si le gouvernement persiste dans son refus d’ouverture. Ce 1er décembre ne serait alors qu’une répétition générale en prémices de la grève nationale du 15...

Communauté germanophone et à Verviers

Grand succès des actions en Communauté germanophone et à Verviers
La grève tournante est arrivée en Province de Liège le 1er décembre. En Communauté Germanophone et dans l’arrondissement de Verviers trois zones industrielles ont été bloqués et de nombreuses entreprises, écoles et services publics étaient en grève.
Plus de 1000 militants de la CSC de Verviers ont participé aux actions de la Communauté Germanophone et de l’arrondissement de Verviers pour marquer leur mécontentement par rapport aux mesures antisociales du gouvernement fédéral. Les zonings industriels d’Eupen, de Thimister (Les Plénesses) et Petit-Rechain ont été paralysés à partir de 4.30 heures du matin.
Eupen
A Eupen plus de 350 militants de la CSC étaient présents. «La participation à Eupen était très bonne, j’en suis très satisfait », dit Ferdy Leusch, le permanent interprofessionnel de la CSC de Verviers. "Très bonne atmosphère malgré les températures glaciales. Les gens étaient très motivés et ils savaient aussi à quel point cette action devait être couronnée de succès. Pour la grève générale du 15 décembre, nous sommes donc très optimistes et nous espérons que ce sera encore mieux », a déclaré Leusch.
Thimister
Dans le zoning industriel de Thimister (Les Plénesses) l'action syndicale a également été un succès. "Nous avons bloqué avec environ 500 militants de la CSC et de la FGTB sept entrées au zoning. Toutes les entreprises étaient à l’arrêt. « Je tiens à remercier sincèrement tous les militants pour leur participation et la bonne humeur. La CSC était très présente ", dit Gaby Sonnet, permanente de la CSC Services Publics.
Les piquets ont distribués des flyers, car il ne s’agissait pas seulement de marquer son mécontentement par rapport aux mesures du gouvernement fédéral mais aussi d’informer les gens. «Nous avons expliqué aux gens qui voulaient aller au travail pourquoi cette grève est nécessaire et qu’ils doivent faire preuve de solidarité, si ils ne veulent pas perdre les acquis sociaux", ajoute Gaby Sonnet.
Petit-Rechain
Dans la zone industrielle de Petit-Rechain, les participants à l'action de grève ont d'abord été informés, comme à Eupen et Thimister, sur l’organisation de la journée de grève. "A cinq heures du matin déjà plus de 200 militants de la CSC étaient présents à Petit Rechain. Nous les avons d’abord informé sur le planning, mais aussi sur le comportement à suivre lors d’une telle action. Nous avons bloqué sept entrées. La zone industrielle de Petit-Rechain était complètement paralysée. Tout s’est très bien passé et je suis vraiment fière de nos gens », conclut Anne-Françoise Offermann, permanente de la CSC Alimentation et services.
Pas uniquement les zones industrielles
Mais les actions de grève ne se sont pas limitées aux trois zonings industriels. En Communauté Germanophone le secteur social a également été affecté, y compris l'hôpital d’Eupen qui fonctionnait en « mode week-end ». Mais aussi plusieurs écoles, communes ou le bureau de l'emploi de la CG étaient complètement ou partiellement en grève.
En dehors des trois zones industrielles bloquées dans tout l’arrondissement de Verviers de nombreuses entreprises sont restées fermées, entre d’autres la Câblerie, NMC, Delhaize, Aldi, Trafic, Match, la laiterie de Walhorn, Detry, Stassen, Delacre ou Spa Monopole. La société de transport TEC était en grève, mais aussi dans les entreprises de transport privées Sadar, Blaise, Collard-Lambert, Gohy ou Wergifosse aucun bus n’a quitté le dépôt.

Les photos des actions organisées en Communauté germanophone et à Verviers

Un lundi pas ordinaire

Suivez la journée de Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC, avec les militants et délégués à l'occasion de l'action de grève de ce lundi 24 novembre.
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