De la boucherie au ring de boxe, la CSC dénonce...

Charleroi
Environ 500 personnes ont rallié Charleroi ce 30 janvier à l’appel de la CSC. Avec humour, mais aussi rage et conviction,  les TSE (Travailleurs sans emploi), les Femmes et les Jeunes CSC ont demandé une fois de plus le retrait des mesures anti-chômeurs mises en place par les gouvernements successifs.
Les Jeunes CSC ont mis en scène le «massacre à la tronchômeuse» , une véritable «boucherie» tenue par les «bouchers»  Di Rupo (« spécialisé en découpe de chômeurs et en regrets éplorés ») et son collègue le  Di Michel (« moins tendre, sans états d’âmes  et spécialisé dans les jeunes chômeurs»).  «Une mise en scène peut-être choquante, a reconnu Pierre Ledecq, responsable national des Jeunes CSC, mais ce qui est vraiment  choquant,  ce sont les conséquences des politiques menées contre les chômeurs». Et de citer, entre autres, les 36.000 bénéficiaires d’allocations d’insertion qui seront exclus dans les prochains jours, dont 65% de femmes…
Les Femmes CSC ont aussi ensuite la parole devant les bureaux du MR carolo pour  dénoncer cette austérité qui pèse lourdement sur elles. En faisant tourner une «roue de l’infortune», elles ont pointé quelques chiffres-clé, comme les pertes de revenus pour les temps partiel involontaires (79% de femmes) ou l’écart de pensions entre hommes et femmes, qui est de 29% actuellement et qui ne fera que s’accroître avec les mesures actuelles.
Sur une musique funèbre, le cortège a ensuite rejoint le siège du Forem carolo. Toujours sur le mode de la dérision, la CSC a dénoncé la politique de sanctions de l’Onem à travers des «matchs de boxe » entre un chômeur et son contrôleur Onem pour qui «tous les coups sont permis». Sandra Antenucci, responsable sans emploi de la CSC Charleroi, en a aussi profité pour remettre au directeur régional de l’Onem et à celui du Forem un téléphone  vert, «ceci afin de faciliter la communication entre la CSC et ces institutions».
En clôture de la matinée, Chantal Doffiny, secrétaire fédérale de la CSC Charleroi Sambre & Meuse, et ensuite Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC, ont redit leur volonté de combattre ces décisions injustes et destructrices pour toute notre société. 
«Nous ne pouvons accepter que l’on condamne une génération de jeunes à ne pas avoir de place dans la société en continuant de les punir de ne pas avoir d’emplois. Quand on les condamne à cela, on ne peut générer que de la frustration et de la désespérance» a déclaré Marie-Hélène Ska. 

Les photos de l'action

Discours de Marie-Hélène Ska à Charleroi - 30 janvier 2015