Pour un débat sur les composantes de la compétitivité

Ecart salarial

Le Conseil central de l’économie (CCE)  a publié son rapport intermédiaire sur l’écart salarial de la Belgique avec les pays voisins (Allemagne, France et Pays-Bas).

Fin 2014, la Belgique était encore confrontée à un écart salarial de 2,9%. Le CCE prévoit une augmentation salariale de 3,6% dans les trois pays voisins (moyenne pondérée) pour 2015-2016.
En d’autres termes, en 2016, l’écart salarial entre la Belgique et ses pays voisins n’existera plus. Au contraire, la Belgique connaîtra un avantage salarial par rapport à ses principaux partenaires commerciaux. D’ici fin 2016, le CCE prévoit un écart positif de 0,3% en faveur de la Belgique.

Les calculs de la CSC, qui tiennent compte des autres subventions salariales du secteur privé, donnent un avantage salarial en faveur de l’économie belge de 0,48% en 2015 et de 2,28% en 2016.
Ces chiffres nous confortent dans l’idée qu’un saut d’index était inutile et nous continuons à le contester par un recours introduit auprès de la cour constitutionnelle.

A présent, la CSC entend remettre sur la table une discussion sur l’ensemble des composantes de la compétitivité. En effet, celle-ci ne dépend pas seulement de l’évolution salariale. Les entreprises doivent surtout se focaliser sur des produits innovants et de qualité, fabriqués par des travailleurs bien formés.

La question de la formation des travailleurs et la mesure des efforts effectifs consentis en la matière est une question dont le Conseil central de l’économie doit se saisir rapidement. De même, les questions d’innovation, de prise en compte de la maîtrise des prix de l’énergie ou des matières premières doivent être mises sur la table.